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Longtemps assimilé à un tissu beaucoup trop exotique, le wax fait son entrée sur les grands podiums de défilés et dans les ateliers des plus grands créateurs. Il passe ainsi de l’ombre à la lumière en l’espace de quelques années. Dans ce billet, je vous propose de faire un tour rapide sur l’histoire du wax et sur son rapport avec l’Afrique et la mode.

Que faut-il savoir sur le wax ?

Le Wax est un mot, aujourd’hui vulgarisé pour désigner tout tissu imprimé 100% coton, porté pour la plupart en Afrique. Obtenu grâce à un procédé à base de cirage (d’où son nom dérivé de l’anglais wax = cire), le wax est un tissu fabriqué par les Hollandais dès les années 1800 tentant de reproduire les batiks indonésiens. Selon Anne-Marie Bouttiaux dans son ouvrage « WAX », des chercheurs auraient également retrouvé des traces de ce procédé en Egypte pharaonique, en Chine et en Inde.

Il est à tord qualifié de « tissu africain » car l’Afrique se l’est approprié et lui a donné une place privilégiée dans la culture. Que ce soit pour les grands événements ou dans la vie de tous les jours, il y a des histoires, des traditions derrière chaque motif. Le wax s’incruste dans tous les types de cérémonies : mariage, baptême, deuil, naissance, fiançailles traditionnelles, politique, religions, etc. 

www.dailiecrushes.com

Pourquoi parler de vulgarisation du nom « wax » ?

Le véritable wax hollandais est un tissu cher dont les motifs se veulent parfois rares. Il est fabriqué en Hollande et commercialisé par Vlisco, entreprise de textile hollandaise connue pour ses imprimées wax et Java. La marque est une référence de la mode et du luxe en Afrique. Principalement en Afrique de l’Ouest et du Centre. En Côte d’Ivoire, Uniwax, filiale principale de Vlisco s’occupe de distribuer dans plusieurs pays d’Afrique le Wax hollandais.

Copié de tous, de la Chine jusqu’au Nigéria, les motifs sont repris presque à l’identique. Seules différences : le prix et la qualité ! La majorité des tissus Wax que nous connaissons sont donc pour la plupart des imitations produites massivement en Asie. Afin de différencier les vrais tissus des faux, certaines personnes s’attellent à revoir leurs nommages.  Le wax hollandais pour le véritable tissu fabriqué par Vlisco. Et le wax tout simplement, fait référence aux imitations en vente sur le marché.  A Lomé, petite ville côtière située en Afrique de l’Ouest, les tissus nommés « hitarget » ou « tchivi » sont fabriqués principalement en Chine. Les prix peuvent varier de 10 à 20 Euros, voir un peu plus.  Quant au wax hollandais, il commence généralement à partir de 50 Euros et peut aller jusqu’à 200 Euros environ.

Quels tissus typiques en Afrique ?

Les authentiques tissus pouvant être qualifiés de « pagne africain » sont ceux fabriqués en Afrique. Je parle ainsi du pagne Kita de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Togo. Le bogolan au Mali ou encore du faso danfani pour le Burkina Faso. Autant de variétés de tissus propres à l’Afrique que l’on peut qualifier de « tissu Africain » et qui malheureusement sont tapis dans l’ombre de la tendance wax.

Le wax et la mode

Longtemps ignoré des podiums Européens, le wax a depuis plusieurs années le vent en poupe. Notamment grâce aux jeunes créateurs de la diaspora soucieux de révéler et d’assumer leurs africanités aux yeux du monde. Appropriation culturelle pour les uns, symbole de liberté et de dominance post-coloniale pour les autres, il fait l’objet de multiples interprétations et de polémiques. Accusé notamment de faire de l’ombre aux véritables tissus artisanaux produits par le continent. Tissu de convoitise, le wax fait une entrée remarquée dans le monde de la mode. Autant dire qu’il perd peu à peu sa qualification de tissu folklore et tend vers une appropriation multiculturelle qui selon moi, n’est pas prête de s’arrêter.

Bisous bisous ♥♥

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